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Mardi 11 août 2009
MARIE COMBLEE DE GRACE

En contemplant les splendeurs que le Seigneur a faites en la Vierge Marie, nous rendons grâce au Créateur pour son œuvre : Avec l’ange qui entre chez Marie à Nazareth : nous pouvons dire : « Je te salue, Comblée de grâce, le Seigneur est avec toi »

Nous pouvons aussi avec émerveillement écouter ce que Dieu a projeté de faire, grâce à cette vierge toute pure : « Tu vas concevoir et enfanter un fils, Tu Lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, Il sera appelé Fils du Très Haut ; le Seigneur Dieu Lui donnera le trône de David, son père : Il règnera pour toujours sur la maison de Jacob et son règne n’aura pas de fin »

Avec Marie, comment ne pas être étonné d’une telle œuvre !...
Marie dit à l’ange : « comment cela va-t-il se faire puisque je suis vierge ? L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la Puissance du Très Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi, celui qui va naître sera Saint, et Il sera appelé Fils de Dieu…(Luc 1-26-38)

Avec Marie, fille sublime de Sion, après une longue attente de la promesse, les temps s’accomplissent et une nouvelle économie s’instaure, lorsque le Fils de Dieu prend d’elle la nature humaine, pour libérer l’homme du péché, par les mystères de sa chair. (Vatican II  Lumen Gentium 1964 VIII,55)

Devant la splendeur de l’œuvre de Dieu en Marie, très tôt, l’Eglise a vénéré la Vierge Marie. Saint Irénée, saluait en elle, « la nouvelle Eve » celle par qui, nous vient la Vie et la Vie Eternelle. Le concile d’Ephèse en 431 reconnaît Marie comme  « Mère de Dieu » celle qui a mis Dieu au monde, Jésus vrai Dieu et vrai homme. Martin Luther dans son commentaire sur le « Magnificat » disait : « personne ne peut lui dire ou dire d’elle quelque chose de plus grand… notre cœur même doit méditer profondément ce que signifie être Mère de Dieu.


La piété populaire a toujours célébré Marie d’une façon spéciale depuis le début de l’Eglise. Au 5ème siècle on célébrait la « dormition » de Marie. L’empereur Maurice (582-602) étendit cette fête à tout l’empire romain. En 594, Grégoire de Tours a fait une formulation de l’Assomption de Marie. Cette doctrine est soutenue par Saint Thomas d’Aquin et saint Bonaventure. En France, Louis XIII, son vœu exaucé, demande que la fête de l’Assomption soit célébrée solennellement. Au 15eme siècle, l’Eglise dit dans sa liturgie : « Dieu a préparé à son Fils « une demeure digne de Lui par la conception immaculée de la Vierge » préservant celle-ci « de tout péché par une grâce venant déjà de la mort de son Fils »  C’est cette grâce de Dieu qui permet à l’apôtre Jean de dire : « Quiconque demeure en Lui, ne pèche plus » (1 Jean 3-6) Mais la grâce de la Vierge Marie n’est pas seulement la préservation du péché, elle est « plénitude de grâce ». C’est  Dieu, de qui viennent toute grâce et tout don, que nous célébrons, mais nous louons aussi la Vierge Marie qui a été docile à l’action de l’Esprit Saint en elle. La réponse de Marie à tant de grâce, a toujours été « oui » toute sa vie : oui à la joie d’être mère, mais aussi, « oui » au glaive de douleur, « oui » à la passion de son Fils, pour l’humanité, « oui » à la vie de foi, après le départ de son Fils.
En  1708  Clément XI institue la fête de l’Immaculée Conception pour l’Eglise universelle.  Les orthodoxes pensent que « Marie est immaculée parce que sa vie a correspondu à sa vocation » tandis que les catholiques croient en l’Immaculée Conception, dogme défini le 8 décembre 1854 par le Pape Pie IX dans sa bulle Ineffabilis Deus. La Vierge Marie  dira à Bernadette :
« Je suis l’Immaculée Conception » dogme qui a été défini 4 ans auparavant par le pape… L’assomption étant naturellement la suite de l’Immaculée Conception de Marie que l’Eglise catholique a précisé par un dogme. La corruption du  tombeau n’étant que la conséquence du péché originel dont Marie a été exemptée.

Nous chantons donc en Marie : « la fiancée sans ride, sans tache, resplendissante de beauté » (Ephésien 5-27)

En 1950 le pape Pie XII, le 1er novembre 1950,  a proclamé le dogme de l’Assomption : c’est-à-dire que Marie, qui avait porté Jésus, né de l’Esprit, n’a pas connu la corruption du tombeau et qu’elle est montée, comme son Fils, avec son corps et son âme au ciel, par la grâce donnée à la mère de Dieu. Il faut noter  que Jésus, vrai Dieu et vrai homme, est monté au ciel par Sa Propre Puissance, tandis que Marie, sa mère, a été élevée au Ciel par la Puissance de Dieu. Vatican II dans Lumen Gentium 1964 VIII,53 ajoute que : « Rachetée d’une manière très sublime en considération des mérites de son Fils et unie à Lui par un lien étroit et indissoluble, Marie, est revêtue de la fonction et de la dignité suprême de mère du Fils de Dieu » Le couronnement de Marie dans son assomption n’est que le couronnement des grâces de Dieu pleinement épanouies en la Vierge.

C’est par amour pour nous, que le Seigneur a pris chair. C’est pourquoi, avec Marie, nous pouvons chanter le Magnificat. Car la Vierge, écrivait Luther, n'a pas chanté le Magnificat "seulement pour elle, mais pour nous tous, afin de nous entraîner à le chanter à sa suite".

"Mon âme exalte le Seigneur,  et mon esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur, parce  qu'il a jeté les yeux sur l'abaissement de sa servante. Oui, désormais toutes les générations me diront bienheureuse, car le Tout Puissant a fait pour moi de grandes choses. Saint est son Nom,  et sa Miséricorde s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent. Il a déployé la force de son bras, il a dispersé les hommes au coeur superbe. Il a renversé les potentats de leurs trônes et élevé les humbles,  Il a comblé de biens les affamés et renvoyé les riches les mains vides. Il est venu en aide à Israël, son serviteur, se souvenant de sa miséricorde, selon qu'il l'avait annoncé à nos pères - en faveur d'Abraham et de sa postérité à jamais!" Luc 1,46-57

Après la résurrection du Christ, après l’assomption de Marie, tout homme par grâce est appelé à entrer dans la Gloire de Dieu, parce qu’une jeune fille pure a osé dire « oui » à son Dieu !...

« Chantez au Seigneur un chant nouveau, car IL a fait des merveilles… » Psaume 97

Nous TE louons Seigneur et nous TE bénissons :
Pour l’humilité de la Vierge Marie et sa docilité à ta Parole
Pour son allégresse et pour l’œuvre en elle de l’Esprit
Pour l’enfant qu’elle a porté, qu’elle a couché dans la mangeoire,
Pour son offrande au temple et son obéissance à la Loi,
Pour sa présence à Cana, pour sa tranquille prière,
Pour sa foi dans l’épreuve, pour sa force au calvaire,
Pour sa joie au matin de Pâques, et parce qu’elle est notre mère.

POURQUOI JE T'AIME Ô MARIE

POEME DE SAINTE THERESE


Par Monique Maury - Publié dans : BLOG.ARTICLES - Communauté : Catholique
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