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Mardi 26 juillet 2011 2 26 /07 /Juil /2011 14:57

 

Qui donc est Dieu

s'il faut pour Le trouver un coeur de pauvre ?

 

POUR DEVENIR PAUVRE DE COEUR

 

Pour voir Dieu il faut devenir pauvre de coeur et pour devenir pauvre de coeur, il faut traverser ses peurs :

peur de ne pas être aimé…

peur d'être abandonné…

peur de donner ou de perdre…

peur de lâcher prise…

peur de voir ses péchés…

peur de perdre sa réputation…

peur de souffrir…

peur de s'abandonner à la volonté divine !...

L'homme consciemment ou inconsciemment cherche à être aimé et reconnu capable de... il y a en lui ce besoin d'être comblé par l'amour qu'il recherche parfois hors des endroits où il peut le trouver.  Là on rencontre le Malin qui sait si bien déguiser le mal en amour, que pour mieux détruire l'homme.  N'oublions « qu'il est " le menteur" depuis le commencement », nous dit Jésus ! Il nous faut donc traverser nos peurs :

 

Traverser la peur de ne pas être aimé, peut signifier la peur de vivre sans amour humain véritable, oubliant que seul Dieu peut remplir le cœur de l'homme, IL a créé le cœur de l'homme pour Lui, pour le remplir de sa Vie, donc avec un creux, que Lui Seul peut combler.  L'amour humain, qui est très beau, vient de Dieu, mais reste humain, donc limité, car les hommes qui s'aiment sont limités.  Jésus Lui nous a élargit le cœur, en nous demandant quelque chose d'impossible humainement parlant: « Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent » Seul l'amour de Dieu en nous, peut réaliser une telle chose, car nous fuyons ceux qui ne nous aiment pas, alors que nous devons les aimer autant que ceux qui nous aiment !... Le Seigneur nous demande  « pardonnez à vos ennemis » mais de plus, IL nous traitera, comme nous avons traité les autres et plus particulièrement : ceux que nous n'aimons pas ou pas assez. Il nous faut donc  accepter non seulement de ne pas être aimé, d'être abandonné, mais en plus, aimer ceux qui nous détestent !… Voilà ce qui nous fait peur, car dans cette pauvreté acceptée, nous devons traverser cette peur, pour voir Dieu et sa Miséricorde.

 

Traverser la peur d'être abandonné, c'est  accepter d'être haïs, insulté, mis sur la touche, mis à l'écart et souffrir que notre besoin d’amour reste béant, inassouvi,  entendant Jésus dire pendant que l'on pleure, peut-être : « Heureux êtes-vous lorsque les hommes vous haïssent, lorsqu'ils vous rejettent et vous insultent, et proscrivent votre nom comme infâme, à cause du Fils de l’Homme.  Réjouissez-vous ce jour-là et bondissez de joie, car voici, votre récompense est grande dans le Ciel » (Luc 6 22)  Heureux êtes-vous si vous avez un frère qui vous dit : « Réjouis-toi, l’Esprit de gloire repose sur toi !... » tandis que vous essuyez toutes sortes d'avanies, de calomnies et que votre cœur parfois est  loin d'être dans la joie.

 

Traverser la peur de donner ou de perdre : Tous nos manques d'amour provoquent un besoin de compensation, car cet immense vide qui est en nous, nous donne le vertige.  Alors ce peut être pour calmer ce manque un substitut comme le tabac, l'alcool, la drogue, l'amour physique etc.... et parfois nous compensons par l'accumulation d'objets sur lesquels nous reportons nos affections.  Ce peut-être également sur un chien, qui recevra un excès de caresses et sera traité parfois comme un véritable enfant.  Alors donner un objet, écouter l'autre ( c'est-à-dire donner son oreille pour écouter les besoins de l'autre, sera très difficile, presque impossible) Dans un acte de volonté, nous pouvons donner, nous rappelant la parole de Jésus « Donnez et l'on vous donnera » Désencombrons-nous, et nous pourrons recevoir! Traverser la peur de donner doit se traduire par un don de soi-même, qui sera un peu douloureux, mais porteur de cette pauvreté qui attire Dieu. Le Seigneur nous rend ici-bas au centuple si nous savons regarder son action, car dès qu'un cœur se vide de lui-même, l'Amour du Seigneur s'y précipite par Son Esprit Saint. Chaque fois que nous donnons quelque chose au Seigneur, IL nous donne sa grâce, qu'auparavant nous étions incapable d'accueillir, car notre souci n'était pas Dieu mais la satisfaction de nous-mêmes.

 

Traverser la peur de lâcher prise est une chose courante pour les mères qui veulent toujours agir à la place de leur enfant, ne leur laissant pas suffisamment d'initiatives : exemple une mère d'un enfant de 3 ans, se plaint que son fils veut tout faire par lui-même et la mère déplore de ne plus avoir un petit enfant tout dépendant d'elle, mais un enfant, qui se débrouille tout seul. Cette mère devrait être heureuse d'avoir un enfant dégourdi et elle souffre d’une frustration d’amour qu’elle doit traverser, se disant que l’éducation est juste faite pour faire croître un enfant et non pour entraver sa croissance.

 

Traverser la peur de voir ses péchés pour les confesser. Là, notre orgueil subtilement caché, nous met un bandeau sur les yeux pour voir ces péchés et oser les confesser, car le  « Seigneur les aurait guéris » Le malin sait s'y prendre avec nous, pour nous faire éviter de regarder le mal qui est en nous, car la contrition, le regret de nos péchés entraînent le flot de la Miséricorde de Dieu qui vient détruire ce mal que nous confessons et mettre son Esprit Saint par l'absolution donnée par le prêtre.  C'est pourquoi, nos yeux sont dirigés vers l'autre, le voient, le condamnent de peur de nous condamner nous-mêmes. Nous avons alors sur le voisin, cette lucidité implacable qui ne laisse nulle place à l'Amour de Dieu.  Traverser la peur de voir ses péchés, c'est s'accepter pécheur, grandement pécheur, mais pécheur pardonné par la plus extraordinaire manifestation de l'Amour Divin. Que Dieu montre sa gloire aux prophètes ou à ses saints est une chose merveilleuse et admirable, mais depuis l’incarnation, la plus admirable manifestation de Dieu est pour nous : c'est par l'Amour obéissant de Jésus  à son Père, jusqu'à la croix. Si nous voulons être sauvés, et participer à la grandeur de notre Dieu, commençons dès maintenant, à voir le péché en nous, qui a conduit notre Dieu à une telle manifestation d’amour pour les hommes.  S'accepter pécheur, c'est accepter sa pauvreté qui attire l'Amour Crucifié à se manifester.

 

Traverser la peur de perdre sa réputation, peut nous amener à l'immobilisme.  Alors que le courage de traverser cette peur, nous ramène à traverser la peur de voir, outre notre propre péché, les péchés des autres, qui amènent un telle situation.  Nous ne pouvons accepter de traverser cette peur, que si d'abord, nous nous reconnaissons pécheur ayant besoin de recevoir, par la main de nos frères, une certaine purification, bien méritée.  Là encore il y a souffrance, mais souffrance oblative qui nous rend participant à la croix de Jésus.  Là encore retenons la Parole de notre sauveur : « Réjouissez-vous si les hommes vous haïssent »

 

Traverser la peur de souffrir : Rien sur la terre ne se fait sans sueur et souffrance.  Nous savons que le Seigneur est auprès de nous et que dans l'Ecriture 365 fois, IL a répété « N'ayez pas peur. »  La peur de souffrir augmentera la souffrance, si souffrance, il y a. N'oublions pas non plus, que le Seigneur Jésus a dit : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués, portez mon joug, il est léger » Pour traverser la peur de souffrir, il faut donc s'accrocher à Jésus Sauveur de toutes ses forces, faire confiance à sa Parole, et accepter, au jour le jour, la vie, en saisissant la joie du jour et dans les détresses, faire confiance en se rappelant ce que l'apôtre Paul : « Qui nous séparera de l'Amour du Christ ? la détresse, l'angoisse, la persécution, la faim, le dénuement, le danger le glaive ? Oui j'en ai l'assurance... rien ne pourra nous séparer de l'Amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur » (Romains 8, 34-39)

 

Alors me direz-vous, je ne peux pas être pauvre, car je ne peux pas faire semblant de croire, et me forcer à accepter ce que mon esprit ne veut pas accepter .... c'est là, je pense, le plus grand acte de pauvreté à faire, car la pauvreté d'esprit ou de cœur, n'est pas un état passif, mais un acte volontaire de notre esprit qui veut dominer notre " chair" pour devenir, selon St Paul des « êtres spirituels, menés par l'Esprit Saint ». Jésus nous invite, nous appelle : « Viens, suis-moi... »  Qu'allons-nous répondre aujourd'hui ? Allons-nous faire confiance au témoignage des apôtres et des martyrs qui ont donné leur vie pour Jésus ? Allons faire confiance à ces témoins contemporains de Jésus, qui ont versé leur sang, pour le Christ ?... Allons-nous prendre chaque matin cette décision de louer notre maître et Seigneur ?... Allons-nous nous approcher de Lui dans une prière de foi, ou rester sur le bord, sans oser plonger dans l'océan de son amour et de sa grâce?...

 

Un cœur de pauvre, n'a rien à perdre, il a déjà tout donné à son Dieu. La prière peut être ce contact plénier avec le cœur intime de son Seigneur qui n'attend qu'un cœur vide pour le rempli de Lui :  « Alors nous viendrons chez lui, faire notre demeure » Quelle merveille ! Dieu si grand en nous si petit ! Notre intelligence est alors redonnée à son créateur et comme Marie, nous allons garder toutes  ces choses en nos cœurs pour nous exposer à l'amour du Seigneur dans l'adoration muette et descendre tout doucement dans le plus profond de ce cœur où Dieu fait sa demeure… Nous n'y perdons rien, en faisant cet acte de pauvreté bien au contraire, nous y gagnons… L'intelligence du Seigneur, vient nous donner sa « vraie Lumière » Nous avons soumis notre intelligence à notre volonté, en les déposant aux pieds de Dieu et nous trouvons ce que nous cherchions vainement ailleurs.  St Augustin dit : « je TE cherchais vainement à l'extérieur, alors que TU étais au dedans ! »

 

Si nous n'acceptons pas cet acte d'humilité qui conduit à la pauvreté, si nous ne demandons pas au Seigneur, cette pauvreté nécessaire pour Le trouver, alors notre intelligence va tourner en rond, dans le vide, sans trouver de réponse satisfaisante à cet immense soif de Dieu en nous. Pour trouver cette pauvreté, nous avons un guide sûr la Parole de Dieu. Faisons donc confiance à la « Parole qui ne revient pas sans avoir accompli son action », car c'est la Parole du Tout Puissant. Notre esprit, lui, veut rester, dans le tangible, « ce que nous pouvons voir et toucher » dans la sécurité apportée par ce que nous donnent les sens ; alors que Dieu nous amène à des réalités spirituelles, que nous ne pouvons pas encore expérimenter d'une façon sensible, mais seulement par la foi. St Paul dit que c'est justement cela : « Croire ce que nos yeux, n'ont pas vu, ce que nos oreilles n'ont pas entendu » Alors par la foi, par la prière qui nous relie au cœur de Dieu, nous avons accès aux trésors du Royaume dès ici-bas !... Mais attention au prix de descendre toujours plus profondément dans l'obscurité de notre cœur en ayant toujours ce seul phare : la Parole de Dieu. Peu à peu, les barrages, dus à notre péché, vont céder, tandis que la sainteté de Dieu va continuer à nous attirer. Notre péché va nous apparaître plus grand, du fait, qu’à genoux devant la croix, nous contemplons ce mystère de notre Rédemption, incompréhensible à notre petit esprit d'homme, mais abordable par le lien de l'Amour déversé en nous : le cœur de notre foi, selon saint Paul : Jésus Crucifié par Amour pour les hommes, Ressuscité et Vivant !

 

Toutes nos peurs: peur de manquer, peur de ne pas être aimé et reconnu, etc... sont des obstacles à cette pauvreté qui est détachement. « Jésus nous a dit chercher le Royaume de Dieu le reste vous sera donné par surcroît ne vous inquiétez pas du lendemain, demain s’inquiétera de lui-même » (Mt 6, 31-34)  Il est à noter que nous disons chaque jour à notre Père: « donne nous le pain de ce jour » c'est-à-dire nourriture, Parole, Corps, Esprit Saint... La grâce est pour le jour même et uniquement pour ce jour.  Vivons donc avec cette certitude que l'Amour de Dieu sera le même aujourd'hui et demain... Rappelons-nous la manne donnée aux hébreux ne se gardait pas jusqu'au lendemain, sauf si c'était le Sabbat. Dieu pourvoit selon son projet sur nous. Bénissons le Seigneur qui agit en Père. Jésus s'est incarné pour nous apprendre ce chemin de pauvreté en mettant toute sa confiance en son Père, même quand la coupe était horrible et amère.  Donc évitons cette tentation de reconstruire des greniers plus grands pour entasser tout notre blé.  Pensons seulement qu’aucune richesse ne peut être emportée dans la mort, si ce n’est l'Amour désintéressé.

 

La pauvreté devient renoncement à toute possession quelle qu'elle soit.  Le plus important ce n’est pas que nos idées triomphent, mais

Que l'Amour de Dieu triomphe,

Que Sa volonté soit faite, 

Que Son Règne vienne !...

Quand nous sommes malades ou âgés, nous ne pouvons faire ce que nous voulons.  Jésus l'a bien dit à Pierre : « Quand tu ne pourras plus mettre ta ceinture tout seul,  un autre te la mettra et te fera aller où tu ne voudrai pas aller!... » Saint Jean de la croix, montre que l'important ne réside pas dans ce que nous avons à lâcher, à donner, à offrir à Dieu en cadeau d'amour, mais dans le fait que quelle que soit notre chaîne : un fil ou un câble, nous nous en libérions, volontairement.

 

La pauvreté n'est pas la passivité, mais un acte d'amour, cela doit faire mal de se séparer. dans un acte de pauvreté ! C'est tout attendre de Dieu, certes, mais dans le renoncement à nous-mêmes : « Celui qui ne renonce pas à lui-même, nous dit Jésus ne peut pas être mon disciple! » La pauvreté, c'est s'abandonner (verbe actif), faire confiance au Seigneur. Qui veut rencontrer Dieu, va donner de lui-même, sans se plaindre, en action de grâce, à cause de l'Amour qui ne passe pas. La pauvreté, ce n'est pas une théorie, c'est une action qui met en œuvre tout notre être, toutes nos capacités, notre volonté et notre amour.  C’est l'amour actif, tout simplement. C'est le don de nous-mêmes et de ce que nous possédons.

 

La pauvreté, c'est agir avec la souplesse de l'Esprit Saint, dans les situations de la vie quotidienne.  C'est la capacité de voir les vraies valeurs cachées dans les êtres qui nous entourent.  C'est reconnaître qu'il n'y a que l'amour qui rend riche !  « Que celui qui a Dieu, a tout ! » comme le dit Thérèse d'Avila et saint Augustin

 

Les fruits de la pauvreté de cœur sont :

    La liberté intérieure

    La paix inaltérable ·

    Le détachement de nos soucis, car Jésus porte notre croix

    L'évangélisation : ce que j'ai, je te le donne

    L'écoute et le silence intérieur

    La disponibilité à l'Esprit Saint

    Dépendant de Dieu, nous sommes conduits à la louange et à l'adoration !

    La joie de vivre dans l'espérance de la vie éternelle déjà commencée !

 

Monique Maury

 

Retrouvez cet article sur DIEU MA JOIE 

Heureux les pauvres de Cœur (chapitre 6)

http://www.dieumajoie.com/heureuxlespauvres6.htm

 

VOUS ETES MA FORCE

  HILLSONG

 

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Par Monique Maury - Publié dans : DIEU MA JOIE - Communauté : Puiser à la Source
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